L'Art du Qi Gong - San Bao Gong Yang Sheng : nourrir la vie, corps, énergie, esprit
RSS Devenir Fan

Articles récents

Esprit du Qi Gong
Acupuncture
Taiji Quan et Alchimie
Les limites du Qi Gong en club
Qi Gong Médical (Wai Qi Liao Fa - Fa Gong)

Catégories

Histoire du Qi Gong
Purification
Qi
Qi Gong
Taiji Quan 太极拳
Thérapie Qi Gong
Wai Qi Liao Fa
fourni par

Mon blog

Histoire du Qi Gong et de la Médecine Traditionnelle Chinoise

La médecine énergétique s’est développée en Chine pendant des milliers d’années. Bien  que l’art et les compétences cliniques du Qi Gong médical chinois soient considérés comme faisant partie intégrante de la médecine traditionnelle chinoise contemporaine, ses origines historiques remonteraient bien au-delà de l’invention de l’écriture.

Dans la Chine ancienne, la médecine énergétique et toutes les formes de guérison appartenaient exclusivement au domaine des chamans tribaux. Le Qi Gong était alors connu sous d’autres appellations, par exemple, le Xing Qi (favorisant la mise en circulation du souffle du Qi), le Tuna (exhalaison et inhalation) et le Dao Yin (harmonisant le corps, le souffle et l’esprit par le mouvement des membres et du torse).

Selon la tradition, l’origine de la magie taoïste, des pratiques ésotériques du Qi Gong et de l’acupuncture a toujours été liée à Huang Di, l’Empereur jaune. On dit que l’Empereur jaune pratiquait des exercices de respiration et de méditation de Qi Gong, l’alchimie interne, la phytothérapie, l’alchimie sexuelle et qu’il a vécu jusqu’à l’âge avancé de 111ans.

Les discussions de Huang Di avec ses conseillers en chef de médecine, Qi Bo et Lei Gong, sur la santé et la longévité ont été finalement rapportées en douze manuscrits, au cours de la période des « Royaumes Combattants » (5 siècle av. J.-C.). Cette œuvre est connue sous le nom de Huang Di Nei Jing (Canon Interne de l’Empereur jaune).

Selon Les Biographies des immortels, rédigés durant la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.), l’Empereur jaune possédait des pouvoirs magiques lui permettant de contrôler et de commander diverses divinités et entités spirituelles.

empereur-jaune - Qi Gong

La dynastie Zhou (1028-221 av. J.-C.)

Au cours de la dynastie Zhou, l’ancien livre de divination, connu sous le nom de Yi Jing (I King ou Yi King) ou Livre des Mutation, a été publié, devenant la base théorique de l’apprentissage du Qi Gong. Dans la Chine ancienne, il n’existait pas de distinction précise entre l’étude de la médecine et de la divination. Le Qi du Ciel se référait à l’étude de l’astrologie chinoise, le Qi de la Terre à l’étude du Feng Shui et le Qi de l’Homme à l’étude du Yi Jing. Le Yi Jing appelé, à l’origine, Zhouyi (les mutations de Zhou) représente le principe primordial de la culture chinoise, influençant les concepts fondamentaux de la médecine traditionnelle et enraciné dans l’interaction du Ba Gua (les Huit Trigrammes) prénatal et postnatal.

Qi Gong, Audun-le-Roman

Les Anciens Chinois croyaient en l’existence d’une connexion énergétique et spirituelle unique d’un individu, dès sa naissance, avec les huit champs énergétique qui se manifestaient à l’intérieur des huit directions du Ba Gua. Cette relation était si importante que le célèbre physicien de la période Han, Sun Si-Miao, dit un jour : « Vous ne pourrez pas maîtriser la médecine sans avoir étudié le Yi Jing. » En réalité, selon l’historien médical Yang Li, aucun docteur de l’histoire médical chinoise n’étudia le Huang Di Nei Jing sans avoir consulté au préalable le Yi Jing.

Pendant la période des Printemps et Automnes (770-476 av. J.-C.) et des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), la Chine ancienne à fait l’expérience d’un phénomène académique littéraire sans précédent, connu sous le nom de « l’Assertion des cent écoles de pensée ». Ce mouvement a permis de développer et d’affiner plus avant le Qi Gong.

A cette époque, celui-ci avait déjà considérablement évolué depuis sa pratique dans les anciens rituels culturels pour favoriser les performances à la chasse et dans les danses cérémonielles.

Les Chinois ont commencé à appliquer, de manière intensive, le Qi Gong à la pratique médicale et la première monographie réunissant le Qi Gong et la médecine a été rédigée au cours de la période des Royaumes combattants dans le Huang Di Nei Jing. Dans ces douze manuscrits sont répertoriés cinq méthodes thérapeutiques, l’application des neuf aiguilles, des décoctions et plantes, la moxibustion, l’usage des aiguilles de pierre, le massage et l’apprentissage du Dao Yin ou Tao Yin (auquel est inclus le Qi Gong). On y trouve également des théories fondamentales et des formes d’entraînement au Qi Gong pour entretenir la santé.

Le Huand Di Nei Jing correspond au moment où le Qi Gong a été introduit pour la première fois sous une forme méthodique et théorique dans l’histoire de la Chine. De nombreux philosophes de renom, tels que Laozi et Zhuangzi (les pères fondateurs du Taoïsme) et Confucius, ont tous été alors reconnus publiquement comme de grands maîtres de Qi Gong. Selon le Shi Ji (Chroniques de l’historien), le grand physicien, Bian Que, utilisait le Tao Yin et le massage pour traiter les maladies.

Lors de la période des Royaumes combattant, Lao-Tseu (Laozi, le Vieux), auquel on attribue le Dao De Jing (Le Livre de la Voie et de la Vertu, Tao Te King), était considéré comme le philosophe taoïste prééminent et l’on appelait ses disciples Huang Lao Tao (La voie de l’Empereur jaune et du Vieux).

Des archives concernant les méthodes d’entrainement et la théorie du Qi Gong ont été rassemblées, au tout début de cette époque, dans le Xing Qi Yu Pei Ming (Inscriptions du pendentif de jade de Qi Gong) et dans le Zhou Yi Can Tong Qi (Les annales des principes des mutations établies sous la dynastie Zhou). 


La dynastie Qin (221-206 av. J.-C.)

Au cours de cette période, le Premier ministre des Qin, Lu Buwei, a rédigé Le Livre du Printemps et de l’Automne de Lu dans lequel il a regroupé de nombreuses pratiques taoïstes issues de « l’harmonie entre le Ciel et l’Homme » et relatant les effets des changements saisonniers et autres forces de la nature sur le corps humain.

L’ancien livre taoïste La manière de cultiver la vie, contenant l’entrainement Tao Yin, des régimes diététiques et des pratiques sexuelles, a également été écrit à cette époque.


La dynastie des Han occidentaux et des Han orientaux (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.)

La plupart des premières prescriptions d’exercices de Qi Gong médical avaient pour origine les arts martiaux et les mouvements des animaux.

En 1972, les archéologues ont commencé à mettre au jour, dans la province d’Hunan, les tombeaux Mawangdui datant de la dynastie Han et ont découvert, dans l’une d’elles, une relique en soie représentant des dessins de postures du Tao Yin (connu également sous le nom de Tao Yin Tu) remontant d’avant le 3 siècle av. J.-C.
Ce manuscrit de soie est considéré comme le premier recueil complet des mouvements de Qi Gong et connu sous le nom Dessins du souffle Tao Yin de la dynastie Han.

La description des postures et le nom des maladies qu’il permettait de traiter sont inclus dans ces quarante-quatre anciennes illustrations de Qi Gong traditionnel. Plus de la moitié de ces positions sont basées sur le mouvement des animaux.

Qi Gong, Audun-le-Roman, Longlaville, Homécourt, Jarny
Au cours de la dynastie Han, un physicien de renom appelé Zhang Zhongjing a mentionné, dans son livre Jin Kui Yao Lue (Synopsis des prescriptions de la chambre dorée), que le Tao Yin, le Tuna (exhalaison et inhalation), le massage, l’acupuncture et la moxibustion devaient être utilisés pour purger les Méridiens du corps, réguler le Yin et le Yang et traiter les maladies.

En même temps, le grand physicien et alchimiste taoïste Hua Tuo a créé une méthode d’entraînement physique de Tao Yin connue sous le nom de Wuxinqi (Le jeu des cinq animaux). Ces cinq exercices étaient basés sur l’imitation de la gestuelle et du comportement du cerf, de l’oiseau, du singe, du tigre et de l’ours.

Leur objectif initial est d’aider le praticien à améliorer sa santé et à enrayer la maladie en ouvrant les Méridiens du corps afin de cultiver l’essence (Jing), l’énergie (Qi) et l’esprit (Shen). Chacun des cinq animaux fait référence à un organe interne spécifique, par exemple :

La forme du cerf : stimule et renforce le fonctionnement du Foie et de la Vésicule biliaire, étire et raffermit les jambes, la colonne vertébrale et la taille et permet d’améliorer la souplesse du corps ;

La forme de l’oiseau : stimule et renforce le fonctionnement du Cœur et de l’Intestin grêle, améliore l’équilibre, ouvre les articulations, soulage de la congestion et permet de refroidir le corps ;

La forme du singe : stimule et renforce le fonctionnement de la Rate et de l’Estomac ;

La forme du tigre : stimule et renforce le fonctionnement des Poumons et du Gros Intestin ;

La forme de l’ours : stimule et renforce le fonctionnement des Rein et de la Vessie, permet de développer le pouvoir enraciné, renforce les os, et aide à réchauffer le corps.

A la fin de la dynastie Han, l’adepte taoïste Wei Bo Yang a écrit le classique Cantongqi (Traité de la triple unité) dans lequel il relate l’alchimie interne du souffle du Qi Gong, la transformation du Qi et de la double culture des pratiques sexuelles. Le Taiping Jing (Le Livre de la grande paix), paru conjointement, propose une synthèse de plusieurs enseignements taoïstes traditionnels hérités de Huang Lao.


La période des Trois Royaumes (220-280 A.D.)

Au cours de cette période, de nombreuses personnes pratiquaient le Qi Gong, y compris plusieurs savants, physiciens, et alchimistes de renom. Ji Kang (224-263 A.D.), célèbre érudit et musicien au cours de la dynastie Wei (220-265 A.D.), a écrit le Yang Sheng Lun (De la préservation de la santé) et Da Nan Yang Sheng Lun (Des difficultés de la préservation de la santé), décrivant plusieurs exercices de Qi Gong utilisés à des fins thérapeutiques.


La dynastie Jin (265-420 A.D.)

Le classique taoïste fondamental Huang Ding Jing (Le Livre de la cour jaune) a été publié au cours de la dynastie Jin et est lié à la raison pour laquelle l’école de pensée du Nei Dan (l’alchimie interne) est devenue la fondation primordiale à tout entraînement de Qi Gong. Ce texte explique en profondeur les composants clés de la pratique taoïste, y compris la capacité à emmagasiner l’énergie interne ainsi que la régulation des trois Dantian (points de chaleur -  réservoirs d’énergie).

Ge Hong (284-364 A.D.), un autre érudit, physicien et alchimiste taoïste renommé, qui a vécu au cours de la dynastie des Jin orientaux, est l’auteur d’un abrégé d’importance relatif à la théorie et à la pratique taoïste. Dans son livre Baopuzi (Traité du maître qui embrasse la simplicité), il décrit les techniques permettant de développer la longévité physique (en utilisant des exercices statiques de Qi Gong pour entretenir le Jing et le Qi) et l’immortalité spirituelle. Ce texte est toujours considéré, actuellement, comme l’un des écrits les plus influents qui a contribué au développement de la pratique du Qi Gong.


La période des dynasties du Nord et du Sud
(386-588 A.D.)

Tao Hongjing (465-536 A.D), un savant taoïste réputé, qui vécut au cours de la dynastie du Sud, à réactualisé l’ancien livre taoïste du Qi Gong, Yang Xing Yan Ming Lu (Annales pour entretenir sa propre nature et sa longévité). C’est au cours de cette période que la célèbre monographie de Qi Gong taoïste Huangting Nei Jing (Classique sur l’entretien de la quintessence) et un important livre de référence de Qi Gong taoïste, Huang Hai Jing (Entretien de la mer et de l’essence), ont été compilés.

Au cours de la dynastie des Liang du Sud (520-556 A.D.), le moine bouddhiste indien Da Mo (Bodhidharma) a parcouru la Chine pour enseigner un style hétérodoxe de bouddhisme tantrique. En 527 A.D., Da Mo s’est rendu au temple shaolin situé sur la montagne Song, dans la province du Henan où ont été conçus les célèbres exercices de Qi Gong d’étirement des Muscles et Tendons (Yi Jin Jing) et de purification de la Moelle et de l’Esprit (Xi Sui Jing).

damo-shaolin - Qi Gong

Les dynasties Sui et Tang (581-907 A.D.)

Pendant ces deux dynasties, on a utilisé le Qi Gong de manière intensive en application clinique, avec le massage du Qi de Laozi et divers autres exercices. En raison de la grande efficacité de ces puissants moyens de guérison, ces anciens protocoles de Qi Gong ont été rassemblés dans trois classiques médicaux : Zhu Bing Yuan Hou Zong Lun (Traité général sur l’origine et les causes des maladies), Bei Ji Qian Jin Yao Fang (Mille prescriptions en cas d’urgence) et Wai Tai Mi Yao (Secrets médicaux d’un notable) qui comportaient les méthodes détaillées d’entrainements.

Le plus célèbre physicien et alchimiste taoïste de la dynastie Tang (618-907 A.D.) se nommait Sun Simiao. Auteur prolifique, il a considérablement contribué à promouvoir la médecine chinoise et la pratique du Qi Gong. Bien que l’on pense généralement que les premières planches d’acupunctures ont été établies au cours de la dynastie Han (206 av. J.-C.-220 ap. J.-C.), on a imputé à Sun Simiao la paternité de celles représentant le corps en vues antérieure, postérieure et latérale, présentant les Douze Méridiens principaux en fonction des couleurs des Cinq Eléments, ainsi que les Vaisseaux Extraordinaires représentés représenté par une sixième couleur.

Ce document est encore utilisé de nos jours dans toutes les universités de médecine traditionnelle chinoise et dans les collèges et clinique du monde entier.
On doit également à Sun Simiao l’introduction du système d’unités de mesure proportionnelle (appelé cun) permettant de situer précisément les points des Méridiens.

Un autre physicien du nom de Chao Yuan Fang a ajouté, dans son ouvrage Zhu Bing Yuan Hou Zong Lun (Traité général des origines et des états de maladies), 250 méthodes permettant de renforcer la circulation énergétique interne et externe du corps par diverses pratiques de Qi Gong.  


Les dynasties Song, Jin, et Yuan (960-1368 A.D.)

Au cours de ces dynasties, on a assisté à un regain d’intérêt pour le Nei Dan taoïste (alchimie interne), utilisé comme partie intégrante des exercices de Qi Gong. Des développements plus importants orientés vers la remise en forme physique ont émergé, tandis que l’on commencé  à s’intéresser particulièrement au domaine de la santé et aux bienfaits thérapeutiques des exercices et de la méditation liés au Qi Gong.

Su Shi (1037-1101 A.D.), écrivain célèbre de la dynastie Song du Nord (960-1127 A.D.) a soutenue avec beaucoup d’enthousiasme ses effets curatifs. De nos jours, ses idées continuent à influencer la pratique du Qi Gong médical. Dans le même temps, un philosophe de la dynastie Song du Nord, du nom de Zhou Dunyi (1017-1073 A.D.) et un philosophe de la dynastie Song du Sud, appelé Zhu Xi (1130-1200 A.D.) ont développé une forme de Qi Gong basée sur le néoconfucianisme. Cette méthode préconisait le principe de la « quiétude » de la méditation et l’étude du Tai Ji Tu Shuo (l’explication du Yin et du Yang dans le symbole du Tai Ji).

Parmi les nombreux maîtres taoïstes dont les œuvres ont contribué à promouvoir le Qi Gong, il faut citer Zhang Boduan dont les écrit comprenaient des explications raisonnées des principes du avancés taoïstes issus de l’école de Taoïsme du Quan Zhen (Vérité Intégrale). Parmi toutes ses publications, on retiendra : Le secret de l’ouverture du défilés de montagne, Le traité des 400 caractères sur l’élixir doré et Comprendre la réalité.


La dynastie Ming et les dynasties Qing (Mandchou) (1368-1911)

Au cours des dynasties Ming et Qing, le Qi Gong a été largement adopté par tous les physiciens pour le traitement des maladies et l’entretient de la santé. Au début de la dynastie Ming (1368-1644 A.D.), deux manuels médicaux ont fait état des débats sur les effets et les applications adoptées du Qi Gong : Yi Jing Su Hui Ji (Rappel de classique médical) de Wang Lu et Wan Mi Zhai Yi Shu Zhong (Les dix livres médicaux de Wan Mi Zhai) de Wan Jin.

Au cours de la dynastie Ming, le grand physicien et maître en Qi Gong, Li Shizhen (1518-1593 A.D.) a appliqué de manière intensive l’usage du Qi Gong à ses traitements médicaux.

Sous la dynastie Qing (1644-1911 A.D.) les techniques du Tao Yin (Daoyin) étaient fréquemment mentionnées dans le célèbre opus médical connu sous le titre de Gu Jin Shu Ji Cheng (Recueil de livres anciens et modernes) écrit par Chen Menglei. Dans le Zhang Shi Yi Tong (l’expérience médicale selon Zhang), compilé par le célèbre physicien Zhang Lu, on trouve pour la première fois dans l’histoire de la Chine, les déviations du Qi (énergie).


La République de Chine (1912-1949 A.D)

Durant cette période, le pays a souffert des répercussions de l’invasion étrangère ainsi que de la corruption des pouvoirs impérialistes. La confusion et les luttes intestines entre les chefs militaires ont terriblement bouleversé le pays entrainant l’arrêt du développement du Qi Gong et de la médecine chinoise.


La République populaire de Chine (de 1949 à nos jours)

En 1953, Liu Guizhen a réactualisé le Qi Gong Liao Fa Shi Jian (Application du Qi Gong à la pratique médicale), et l’expression « le Qi Gong pour la santé » est devenue très courante en Chine. En 1955, le premier sanatorium adapté au Qi Gong a été créée dans la ville de Tangshan, le révélant ainsi au grand public.

En 1956, on a créée des ateliers de Qi Gong pour accueillir un groupe d’élite de professionnels et plusieurs instituts et cliniques ont ouvert leurs portes dans l’ensemble du pays.  La thérapie du Qi Gong a été soutenue par le gouvernement et, en octobre 1959, la première conférence nationale d’échange sur l’expérience du Qi Gong, sponsorisée par le ministère de la Santé publique de la république populaire de Chine, s’est tenue à Beidaihe. Les participants venaient de 64 collèges et instituts médicaux de 17 provinces. De 1966 à 1976, pendant la grande révolution culturelle prolétarienne, le président Mao Zedong a déployé les gardes rouges afin d’accentuer la politique visant à « se débarrasser de l’ancien pour faire place au nouveau ». il interdit la pratique des arts martiaux chinois et de l’entraînement du Qi Gong. La plupart des adeptes se sont exilés à Taiwan, car ils étaient devenus des clandestins (on leur interdisait toute pratique physique personnelle spécifique) ou furent envoyés dans des champs de « rééducation ». Le président Mao a également publié un décret prohibant la pratique de la médecine chinoise obligeant tous les praticiens à étudier la médecine occidentale.

Avec moins de 30 000 spécialistes occidentaux dans tout le pays, les Chinois ont été soudainement confrontés à un sérieux problème : de longues files d’attente de patients s’étalaient sur des kilomètres devant les hôpitaux. Les docteurs qui travaillaient continuellement sept jours sur sept, étaient totalement épuisés.

C’est à ce moment que l’un des membres du cabinet du président Mao a contracté un cancer (une leucémie) que les méthodes médicales occidentales ne pouvaient enrayer. Ayant appris qu’un maître en Qi Gong vivait dans la clandestinité à Beijing (Pékin), il est allé le trouver pour obtenir son assistance et un traitement. Au bout de trois mois, il était totalement guéri. Il a raconté son expérience au président Mao qui, constatant la crise courante affectant durement le domaine de la santé, a réévalué sa politique et encouragea la formation des nombreux « médecins aux pieds nus » de la médecine traditionnelle.

Le gouvernement s’est ensuite intéressé à la redécouverte des anciens trésors de la médecine chinoise ; des hôpitaux et des cliniques ont rouverts leurs portes dans tout le pays. Pour combattre la crise courante, la nouvelle politique gouvernementale a décrété que tout patient souffrant d’une maladie chronique devait recevoir une carte d’accès pour l’hôpital. Cette dernière consistait en une feuille de papier comportant 30 carreaux, chacun représentant un espace destiné à recevoir 30 signatures des maîtres Tai Ji et Qi Gong imprimés avec un tampon de bois gravé.

Les instructeurs de Tai Ji et de Qi Gong étaient installés dans tous les parcs, offrant des consultations gratuites au public. Après chaque séance, le maître tamponnait la carte du participant qui pouvait retourner à l’hôpital une fois celle-ci rempli des 30 tampons successifs. La crise de la santé publique a été résolue en très peu de temps. C’est la raison pour laquelle, dans les années 1970, des millions de personnes pratiquaient le Tai Ji Quan et le Qi Gong dans les parcs publics en Chine.

En 1978, on a entrepris, à Beijing et à Shanghai, des recherches importantes sur le Qi Gong en utilisant des techniques et un équipement modernes. En 1998, plusieurs bases expérimentales furent établies à Beijing, Nanjing et Guangzhou dans le but d’effectuer des recherches spécifiques sur le potentiel énergétique de la pratique du Qi Gong qui était appliqué, à cette époque, à la médecine, la physique nucléaire, l’agriculture, l’ingénierie et le sport. Ces travaux ont donnés des résultats encourageant dans chacun de ces domaines. Le gouvernement chinois s’intéressait très sérieusement au développement du Qi Gong en qui il voyait une méthode médicale viable et efficace.

Mais, en 1999, la politique gouvernementale a radicalement changé. En raison des mésaventures politiques du Falun Gong, une organisation fanatique de  « Qi Gong », le pouvoir chinois a imposé un arrêt brutal à toutes les pratiques de Qi Gong. Au beau milieu de la nuit, des gardes armés ont pénétrés dans tous les collèges, laboratoires et cliniques de Qi Gong, ont réquisitionné tous les équipements scientifiques, puis ont condamnés les portes avec des chaînes et cadenas. Certains docteurs et maître en Qi Gong ont été mis en garde en vue et interrogés et plusieurs établissements dans l’ensemble du pays ont été fermés. Tous les groupes pratiquant le Qi Gong ont été démantelés et on a même dispersé ceux qui s’entraînaient dans les parcs publics, arrêtant tous les instructeurs pour les questionner.

En 2004, seules deux organisations de Qi Gong médical sont reconnues par la république populaire de Chine et autorisées à travailler dans les hôpitaux et les cliniques institués par le gouvernement : l’Association nationale de Qi Gong  médical de Chine et l’Institut international de Qi Gong médical.
Assistant de création de site fourni par  Vistaprint